Kili Nalaïm

Le Passé de Kili Nalaïm, guerrier/prêtre d'Abbo.

« Mon Père se nommait Turim Nalaïm. et exerçait la profession de forgeron dans la citadelle naine de Turgon. Cette petite citadelle isolée résistait tant bien que mal aux assauts lancés par les Orques des Montagnes, de plus en plus nombreux dans les montagnes Kohlnvek, comme les appellent les Gaidlasiens. A cause de cette guerre, mon père était extrêmement sollicité et pour que je puisse lui apporter de l’aide, il m’enseigna les techniques de base de la forge d’armes. Ma mère, qui se prénomme Nora, travaillait à la tannerie aidée de ma sœur aînée Belana. Je parle au passé de mon père, car, malheureusement, il fut tué dans le raid orque qui précéda la destruction de notre citadelle (…) »

« Mon père m’avait envoyé en formation chez les prêtres d’Abbo dont le clergé était vénéré par de nombreux habitants de la citadelle. Mon père voyait en moi un bon prêtre plus qu’un forgeron, et je ne voulais absolument pas le décevoir car il était mon modèle. Ma seule ambition à cette époque était en effet de devenir un aussi bon forgeron que lui.

Cependant, durant les premières années de ma formation, je découvris ce qu’était la vocation de prêtre et plus le temps passait, plus je m’investissais dans le rôle que l’on me destinait. J’appris à penser avant d’agir, à maîtriser ma force, à guérir les blessures comme tout prêtre qui se respecte, bien sûr, mais j’y mettais un tel engouement que mon père fut totalement ravi et fier de moi. A cette époque, la vie suivait son cours et nous ne manquions de rien, mais un soir une attaque orque bien plus importante que jamais prit la citadelle de court.

Mon père partit au combat et je voulus l’accompagner mais il me l’interdit formellement. Il me demanda plutôt de partir au plus vite avec ma mère et ma sœur le plus loin possible, et qu’il viendrait nous rejoindre lorsque le combat serait terminé.

Ce fut la dernière fois que je vis mon père. Je partis cacher ma mère et ma sœur et nous attendîmes mon père. Ne le voyant pas revenir, nous partîmes à sa recherche, et en arrivant près de la cidadelle, une fumée dense se répandait et aucune maison n’avait échappé à l’incendie. Même le poney dont je m’occupais avait été tué. Des survivants m’apprirent alors la mort de mon père et toute la famille fut effondrée.

Les rescapés décidèrent de partir plus loin encore dans la montagne pour reconstruire une autre cidadelle. C’est à ce moment que j’ai décidé de partir pour essayer de compléter moi-même ma formation. Je fis mes adieux et partis en quête d’aventures.

Après plusieurs semaines d’errance, je fis la connaissance sur la route d’un messager de Galdaran, un village faisant parti du clan Bradisharn. Rahnan Durarn, le messager, écouta mon histoire et me conta les siennes. Il me proposa finalement de m’emmener au village de Galdaran, et bien que je n’étais pas très enchanté par cette idée, Rahnan insista et finit par me convaincre.

Le maître d’armes du village, Borok Barnan, se proposa de me former aux techniques guerrières. Je lui promis en échange de travailler chez le forgeron afin d’apprendre les techniques des humains et de partager mon savoir. Je fis la connaissance de la famille Ka’hal à ce moment car le fils aîné Galdadhal travaillait avec moi à la forge. Je me liai d’amitié avec lui et j’essayai de lui expliquer du mieux que je pus les techniques de forge naines. Nous passions de très bons moments à la forge car c’était notre travail et notre passion. Je reçu ma formation de guerrier par Borok qui m’apprit à manier avec plus d’aisance le marteau, celui même que m’avait forgé mon père et qu’il me destinait. C’est alors que je me mis à fréquenter Garan, le frère de mon collège forgeron, et Korsahann Borglahad, l’apprenti du druide du village, avec lesquels une forte amitié était en train de germer… »

 
 
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