L'Histoire des Terres du Nord

L’Origine des Terres du Nord

Extrait du « livre des révélations », d’Oman le Chroniqueur :

« Longtemps considéré comme un territoire hostile et mystérieux en raison de la forte concentration de monstres qui les peuplaient, les Terres du Nord ne furent longtemps habitées que par des tribus semi-nomades, et néanmoins assez avancées et enclines aux échanges commerciaux qu’elles avaient entre elles ou les unes avec les autres ou avec les royaumes extérieurs (...) Les Terres du Nord, autrefois appelées les Terres Hostiles, auraient pu le rester encore longtemps sans la venue au monde d’un certain Deslan Kamin, au sud du pays, dans un petit hameau qui allait devenir bien plus tard la petite cité de Montégaux, construite sur les bases même de l’ancien lieu-dit. D’ailleurs, les immigrés Katlériens firent de Deslan Kamin la figure emblématique du village, une plaque commémorative et une gravure d’époque étant accrochée dans le temple et vénérée telle une relique (...) »

« Deslan Kamin serait le troisième d’une famille de 7 ou 9 enfants. Bien que son enfance soit obscure, on suppose que sa famille n’était pas très riche, car dès l’âge de 6-7 ans, il fut envoyé comme novice dans le monastère de Paam (en ruine aujourd’hui, mais encore un véritable lieu de pèlerinage pour tout prêtre d’Uron qui se respecte), distant d’une quinzaine de kilomètres. Très vite, Deslan se montra un élève doué et appliqué, malgré des tendances contestataires et égalitaires parfois un peu véhémentes (...) »

« A seulement 14 ans, il devenait acolyte, et vers 16-17 ans, il était déjà Flamme. Epris de liberté, aventurier dans l’âme, le jeune prêtre prometteur quitta le monastère le jour de sa 19ème année, alors qu’il obtenait le grade envié de Flamboyant (...). Pendant 3 ou 4 ans, il sillonne les Terres Hostiles, tout en notant ses impressions et en faisant régulièrement des rapports à sa hiérarchie. C’est avec la plus grande peine qu’il constate la misère dans laquelle vit la population locale, terrorisée par les attaques fréquentes et dévastatrices des monstres. On lui attribue la phrase suivante : « Qu’Uron me foudroie sur le champ si je ne fais rien pour le sort de ses pauvres ères ». Joignant le geste à la parole, il intervient à divers endroit dans les Terres Hostiles, d’abord seul, puis il organise des milices de défense, chaperonnées par des prêtres d’Uron, dans les villages et les hameaux. A 23 ans, pour ses bons et loyaux services, il est récompensé en étant nommé Maître Flamboyant. Refusant la direction d’une cathédrale pour continuer son existence de moine errant, il accepte cependant avec plaisir les suivants que lui envoie son clergé. Bien épaulé, il continue son œuvre en décidant de fédérer les nombreuses tribus nomades des Terres Hostiles (...) »

« L’ampleur de la tâche menaça de la dépasser, et les querelles incessantes des peuplades païennes faillirent le décourager, mais la rencontre tout à fait forfuite de son frère aîné Egon sur la route du hasard, le fit reprendre espoir ; Il interprèta la rencontre avec son guerrier de frère comme un signe d’Uron ; Se sentant comme protégé, il redoubla d’efforts dans sa lutte contre les forces monstrueuses. Il ne revint dès lors dans son hameau natal qu’à la mort de sa mère, menant une vie de prêcheur et de diplomate ; il est alors âgé de 28 ans. Il prend son dernier parent survivant (hormis Egon) sous son aile : il s’agit de sa sœur Pia, dont on estime qu’elle serait d’une douzaine années sa cadette. Deslan l’initie lui-même, lorsqu’il en a le temps, au culte d’Uron. (...) »

« A trente ans (il est alors Maître Eminent) il s’élève contre son clergé qui refuse de lui fournir 10 000 hommes afin de mener une guerre contre les gnolls, les orques et les trolls. Dès lors en froid avec sa hiérarchie, il ne poursuivra plus qu’un but, celui de la liberté et de la sécurité dans les Terres Hostiles, laissant ses suivants s’occuper de la conversion des peuplades rencontrées. C’est ainsi qu’il demande à son frère Egon de l’initier à l’art du combat, dans lequel Deslan se révèle étonnamment doué, même si son arme de prédilection reste l’épée longue, qu’il utilisait depuis de longues années en temps que prêtre d’Uron.. Pendant ce temps, l’un de ses fidèles suivants, un certain Repto Mar’tgaan, originaire des Contrées du sud, reconnu pour sa sagesse et sa finesse d’esprit, devient le confident personnel de Deslan (...) »

« Dans sa trente-cinquième année, alors que Deslan est déjà un guerrier accompli, il a unifié de très nombreuses tribus et se trouve à la tête d’une petite armée et s’apprête à lancer une grande offensive. C’est alors qu’à la faveur d’un changement de Grand Maître Flamboyant, Deslan revient dans les bonnes grâce du clergé, qui cette fois lui fournit hommes et matériel pour mener à bien sa mission. Il reçoit également des mains du Grand Maître Flamboyant une épée magique appelée « Tourmente » qui l’aidera à accomplir son but. Il entame alors son projet, et la guerre qu’il baptisa lui-même « guerre de la libération » commence (...)

Cette même année (celle de ces 36 ans), alors que son armée enchaîne victoire sur victoire, Deslan fait part à Repto d’un de ses sentiments les plus profonds : il se sent seul. Et bienheureusement, comme si Uron l’avait entendu, et alors que son armée libère un village occupé par les orques, Deslan rencontre Elniatta, une jeune paysanne au caractère effronté. Tout de suite, entre eux, le coup de foudre est réciproque ; ils se marièrent quelques mois plus tard (...) »

« La campagne de Deslan piétine dans les Hauts Plateaux du Cor ; la marche est difficile, le lieu propice aux embuscades, et Deslan perd beaucoup d’hommes. D’ailleurs, lors d’une embuscade de trolls, Deslan, désormais père de famille, croit son heure arrivée lorsqu’un dragon d’argent surgit de nul part et met en déroute les assaillants ! Bien que peiné par le décès d’Egon, mort dans la bataille, Deslan s’est touvé en Granur, le dragon, un allié et un ami précieux (...) Je fais d’ailleurs une parenthèse pour expliquer que Nolgur, le dragon protecteur de Barragosta, serait le descendant de Granur, selon toute vraisemblance (...). »

« La guerre de la libération prend fin avec la victoire de l’armée de Deslan, qui fête la même année ses 42 printemps. C’est la fin de 7 ans de guerre pour les Terres Hostiles, désormais habitables et renommées « les Terres du Nord ». Pourtant, les Haut Plateaux du Cor restent à l’époque extrêmement dangereux, Deslan ayant renoncé à les purifier complètement. Un nouveau royaume naît donc, même si ses frontières ne sont pas telles que nous les connaissons aujourd’hui. Deslan, surnommé « Deslan le Conquérant », est nommé « Grand Protecteur des Terres du Nord », mais ce dernier refuse tour à tour le poste de Régent de la République Nouvelle et celui de Grand Flamboyant du clergé d’Uron dans les Terres du Nord. Fourbu, il préfère soigner ses nombreuses cicatrices entouré de sa famille, loin des sollicitations du pouvoir. Il cache une partie du trésor accumulé lors de la guerre, méfiant vis-à-vis de l’avenir. De nombreux sages se sont interrogés sur ses motivations et sur la composition du trésor, mais personne ne sait ni ou de quoi il se compose, ni où il est caché (...) »

« Par lettre, il donne de nombreux conseils au Régent de la République Nouvelle. Mais vers 46-47 ans, Deslan est foudroyé par la douleur, car Elniatta meurt en couche de son quatrième enfant, qui décède également. Noyé dans le chagrin, Deslan se retire en ermite seul avec ses enfant, laissant même jusqu’à Repto et Granur. Repto, d’ailleurs, devient un membre actif de la République. Mais sans homme fort pour la conseiller, la République devient de plus en plus difficile à maintenir, chacun tentant d’obtenir un peu plus de pouvoir que son voisin. 6 ans après le départ de Deslan, la République est au bord de l’explosion quand un curieux personnage, encapuchonné et tout de blanc vêtu, monté sur un immense cheval blanc, se met à prêcher dans les villes et villages des Terres du Nord en faveur d’un changement de régime. Il se rend à Zamar, alors capitale de la République, et rappelle à ses concitoyens les valeurs anciennes, dont le culte d’Uron, et prône l’élection d’un roi (...) Il sera exaucé l’année suivante, et le vote désigne... Repto Mar’tgaan ! »

« Le jour de son couronnement, le mystérieux homme en blanc monte sur l’estrade et sort, à la plus grande surprise de tous, l’épée « Tourmente » de sous sa toge. Il pose alors le plat de la lame sur la tête de Repto, qui tombe à genoux de surprise, et lui fait réciter un serment de fidélité et de protection du royaume, avant de ranger l’épée et de repartir comme il était venu, sous les regards ébahis de tous, alors que Repto se coiffe de la couronne de souverain et devient le 1er roi des Terres du Nord. D’ailleurs, son nom deviendra, par déformation, Martigann ; Il est ainsi l’ancêtre de la dynastie règnante ! De nombreux immigrés des autres régions du Vyrmonus virent s’installer dans les Terres du Nord sous son règne bienveillant, venant remplacer ceux tombés lors de la guerre de la libération. On n’entendit plus jamais parler de l’homme en blanc. Le Royaume prospéra, avec les résultats que l’on sait... Quand à savoir si l’homme en blanc était Deslan Kamin, dit « le conquérant », cela est une autre histoire ! »

L’Epoque contemporaine

Extraits de l’Empire et les royaumes, partie II : Au royaume du cheval

« Voici, pour les ignares et les étrangers, une courte chronologie des Terres du Nord depuis le début du siècle : en l’an 400Ep.IV, le roi Hamtar 1er , fils de Sadok et de Martha Martigann, règne sur les Deux-Royaumes ; en effet, à cet époque, les Terres Nord et les Contrées du Sud avaient le même souverain, en raison du mariage en l’an 398Ep.IV de ce dernier avec, Servia d’Allansia reine et unique descendante du trône des Contrée. Hamtar avait décidé de gardé une certaine autonomie entre ses deux royaumes, et bien lui en prit, comme nous le verrons plus tard.

En l’an 401Ep.IV naquit l’héritier du trône, Gal. Malheureusement, la reine Servia décéda des suites de l’accouchement. Hamstar se consola de cette disparition en élevant son fils, qui souffrait quand même cruellement de l’absence d’une mère, malgré les multiples gouvernantes royales. Et c’est pour des raisons politiques, mais aussi pour son fils, qu’Hamtard se remarie en l’an 405Ep.IV avec Thibaude de Monfort. A nouveau mariage, nouvel héritier : en l’an 407Ep.IV naît Aurel, second fils d’Hamtar. Les trente dernières années du règne d’Hamtar sont peu riche en événement, et, en dehors de la naissance tardive et imprévue de Hans Martigann (an 421), d’invasions d’orques en l’an 420Ep.IV, et de hobgobelins en l’an 428Ep.IV, qui sont rapidement maîtrisées, le règne d’Hamtard sera prospère. La reine Thibaude meurt en l’an 432Ep.IV, suite à une épidémie de Vériole bleue, et Hamtar la rejoint 3 ans plus tard. Or, ce dernier avait réglé, avant sa mort, les difficultés qu’auraient pu causer sa succession, en offrant à Gal le trône des Contrées du Sud, patrie natale de sa mère, et le trône des Terres du Nord à Aurel, enterrant avec lui les distorsions qui animaient sa cour à la fin de son règne. Depuis, Gal et Aurel entretiennent de très bons rapports, et les deux royaumes qui autrefois n’en formaient qu’un ont encore aujourd’hui de grands échanges commerciaux. Le règne d’Aurel Martigann commençait donc en l’an 435Ep.IV, dans la paix et la quiétude. »
 
 
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